LES DÉFIS DE LA JEUNESSE DU WALO.

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Incontestablement, le Walo est le pôle de développement incontestable du Sénégal. Paradoxalement, c’est l’une des zones les moins avancées du pays faute de management efficace. La compagnie sucrière sénégalaise a sauvé les meubles avec le nombre important d’emplois générés, même si la majorité des travailleurs sont saisonniers car il vaut mieux créer des emplois précaires que de ne pas en créer du tout.
La responsabilité de cette pauvreté du Walo ne saurait être totalement imputée aux actuelles autorités locales en place. On reconnaît certes le manque de patriotisme de certains dirigeants qui ont trahi la confiance de leur électorat, mais la responsabilité demeure collective. Comment peut-on brader le marché et les terres de Khouma à des riches commerçants qui ont suffisamment des moyens pour s’en procurer ? Comment peut-on manquer de vision pour une ville envahie par l’eau au point de manquer de ponts pour une bonne liaison ? Comment peut-on manquer de charisme au point d’éliminer les abris provisoires avec la responsabilité sociétale des entreprises en place ? Comment peut-on manquer de stade digne de ce nom pour le divertissement de la jeunesse ? Comment peut-on manquer de lycée pour le bien-être de la jeunesse ? Comment, comment, comment…
Pire, Richard Toll qui étouffe déjà doit songer à une voie de dégagement au lieu de dépendre d’une seule route nationale déjà encombrante ? Comment peut-on négliger des dons divins qui s’offrent à nous telles que la pisciculture et l’agriculture peu exploitées ?Quel gâchis !

On le voit, la responsabilité est historiquement partagée. Néanmoins, ce n’est pas une excuse pour la jeunesse de se soustraire à leur responsabilité de sortir leur terroir de l’auberge. Une jeunesse quemandeuse de ndogou,une jeunesse dépendante de la médiocre aide municipale, une jeunesse qui distribue à tout va des lettres de soutien,une jeunesse qui se contente de l’emploi précaire comme technicien de surface, une jeunesse instrumentale qui remplit les bus et occupe les chaises,une jeunesse au front pour protéger un candidat poltron, une jeunesse qui ne rêve pas mieux qu’un fan’s club d’un leader moins charismatique qu’elle,est une jeunesse dépourvue d’ambition et vouée inéluctablement à l’échec.
DISTRIBUTEUR DE BILLETS ET D’EMPLOIS ET NON DEMANDEUR.
Si vous voulez marquer les esprits, alors refusez d’être servis. Rêvez grand et pourquoi ne pas se donner les moyens de racheter la compagnie sucrière sénégalaise afin de bien mener votre politique de développement? Cela commence concrètement et maintenant en allant à la conquête de vos municipalités. Pourquoi avoir peur d’être un jeune Maire. C’est ça l’alternance générationnelle et non l’alternative.
Rêver d’une génération consciente, d’une génération du concret… Sur ce, DEBBO AFRIQUE et NAFIYAM sont sur la bonne voie, même si c’est à l’état embryonnaire.
Fii laa bokk, fii laa deuk, debout…. ne seront que des voeux pieux sans actions.
Pour se faire, commencez à copier sur des références exemplaires sans complexe. Mamadou Diallo, Mouhamadou Makhtar Cissé,la famille Tirera , I’ecole Khalifa Ababacar Sy dirigée par Ibrahima Sow,le jeune Pape Moussa NDIAYE sur l’image scont des cas d’école concrèts à étudier. Pensons d’abord local.
MOUHAMADOU BA AVEC EULEUK MÉDIAS.