21 JUIN JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MUSIQUE : LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE dans les six anciens royaumes du Sénégal pré colonial

par | Juin 23, 2024 | A la Une, Culture | 0 commentaires

(Walo, Cayor,Diolof,Baol, Sine ,Saloum) Extraits des Cahiers de Yoro Boly DYAO

La musique sert aux amusements, aussi bien du commun que des nobles, mais Yoro Dyâo insiste surtout sur son rôle officiel certains instruments servent d’insignes aux autorités et certaines fêtes ne se célèbrent qu’en l’honneur des puissants ou ne peuvent avoir lieu qu’en leur présence.

Il existe donc des musiciens officiels; les fonctions en sont réservées quelques catégories de gnégno,que Yoro Dyâo ,élargissant le sens du terme, appelle griots

Avec la description généralement fort complète des instruments et des précisions sur l’origine des instruments officiels, on trouvera ci-dessous une étude de fêtes officielles et quelques indications sur le rôle social des gnégno

LES INSTRUMENTS

Les différentes variétés de tams-tams sont réunies sous le nom ouoloff de Ndeundde et se décomposent en royaux, seigneuriaux et communs, c’est-à-dire destinés aux amusements ordinaires ou roturiers.

Ils ont cependant tous conservé la même forme antique traditionnelle, de sorte qu’ils ne peuvent être distingués que par leurs dimensions qui sont indiquées ci-dessous sauf en ce qui concerne les dioundioung.

Ils sont tous d’accord en symphonie dans les différents offices qu’ils célébraient, sauf le gambène et le lambbe qui donnent presque les mêmes sons

LAMBBE ET GORONG

Il y a deux gorong. Ces trois tams-tam sont la forme d’un tonneau coupé au milieu mais sont de dimensions différentes

Le lambbe,le plus grand et le plus gros,a ordinairement 70 à 75 cm de haut il est couvert d’une peau de veau (agé de 14 à 15 mois),maintenue par des clavettes, comme toutes les peaux qui couvrent les tams-tams de son genre

il répand un son grave et majestueux.

Ses deux fils qui le secondent en tous les exercices où ils est utilisé (les gorong) ont le grand, de 60 à 65 cm., et le petit, de 50 à 55 cm de haut.

Ils sont également couverts de peau de veau, le petit quelquefois de peau de chèvre
Ces instruments sont battus avec les deux mains.

Les lambbe et les gorang du nouveau mode sont plus étroits au bas et s’élargissent pour avoir en haut le lambbe 40 à 45 cm les gorang une largeur proportionnée à leur taille ceux de l’ancienne mode ont la forme d’une jarre.

GAMBÉNE ET SABARE
Le Gambène des Linguères et des Aouo et le Sabare.
Ces deux tams-tams n’ont d’autres différences que leurs dimensions :
le gambène est plus long et plus gros que le sabare.

Ils sont faits de troncs d’arbres (gonaké ou ber) creusés dans toute leur longueur, aminés au milieu.

Le gambène peut avoir 1 m,12 à 1m,13 et le sabare lm,09 à 1m,10; leurs extrémités sont rondes et une de leurs bouches remarquablement plus large que l’autre.

Plus épais dans toute sa longueur que le sabare, le gambène est recouvert d’une peau de veau, pour le sabare on emploie celle d’une chèvre ou d’un jeune bouc

Ces peaux, placées aux extrémités des deux instruments, couvrent les deux ouvertures elles sont maintenues tendues par de petites fiches de bois plantées tout autour des flancs de ces tams-tams; mouillées, puis tirées fortement à l’aide de ces clavettes, elles deviennent très dures et très résistantes lorsqu’elles ont séché dans ces conditions

Les sons de ces tams-tams sont, celui du gambène sérieux et celui du sabare criard.

Les griots suspendent ces instruments en bandoulière sur le côté gauche avec une lanière de cuir ou une bandelette de tissu fort.

Ils frappent les extrémités avec de légères baguettes tenues de la main droite et rythment les sons de l’extrémité des doigts de la main gauche.

Le sabare ne peut exécuter un jeu sans le concours d’un gorong au moins, au cas où il est impossible de lui adjoindre les deux, ce qui est préférable.

Le lambbe (cet instrument a donné son nom au jeu de lutte). ne joue avec le sabare qu’en deux cérémonies le gadialdé et le jeu de la lutte

Amadou Bakhao DIAW

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