21 JUIN JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MUSIQUE : Les danses dans les six anciens royaumes du Sénégal pré colonial

par | Juin 23, 2024 | A la Une, Culture | 0 commentaires

Cayor,Diolof,Baol, Sine ,Saloum) Extraits des Cahiers de Yoro Boly DYAO

Avec les dioundioung,les tama, les lambbe et les gorang,les sab-leck et les baw-leck battaient le N’dataly

NDATALY

le N’dataly est nommé N’dyambana au Cayor, Khaykoume au Djoloff,au Sine et au Saloum, festival royal de divertissements ou plutôt de débordements, que les rois célébraient assez souvent.

En ces fêtes, les gnégnos étaient comblés de dons par les rois, les chefs et leurs entourages, qu’ils échauffaient par leurs manœuvres, chants, danses et bouffonneries de toute sorte au milieu du bruit.

Les thiédos en profitaient pour se livrer d’une façon plus abominable que de coutume à l’ivrognerie.

A cette caste sans religion appartenaient les rois, leur entourage et presque toutes les hautes classes sénégaliennes.

En cette fête, comme au cours des autres, les rois manifestaient aux nobles importants leur grande générosité en leur faisant des présents.

GADIALDE

Le Gadialdé était accordé pour un temps défini aux garçons destinés à la circoncision. En cette circonstance, le lambbe joue avec le sabare, de même qu’au jeu de la lutte appelé de son nom lambbe.

Autrement, ces deux instruments ne jouent jamais ensemble.

N’DIAGABARE

Les Linguère et les Aouo avaient pour insigne le gambène et pour batterie le N’Diagabare, imitant le M’bangoudié royal.

Cette batterie était accompagnée a de chants aussi élogieux qu’harmonieux,chantés par les N’Ganghore guidées par les gnégnos qui se trouvaient parmi elles.

Ces dignitaires faisaient grâce aux femmes nouvellement mariées du N’Diagabare pour la durée des noces, comme les seigneurs faisaient du gadialdé aux garçons au moment de la circoncision.

GADIO

Les linguère, les aouo et les femmes des grandes familles nobles se faisaient faire de très gracieuses pas de danses de femmes sous le nom de gadio les gambène, les sabare et les gorong, et quelquefois les dioundioung, si les rois voulaient être aimables envers ces princesses, prêtaient leur concours à ces solennités.

Lorsque les sab-leck ou les baw-leck se trouvaient en présence d’un dignitaire ou voulaient pénétrer dans sa demeure, ils devaient le saluer par quelques couplets proportionnés à sa dignité .

Quand ils se trouvaient en présence de plusieurs, ils devaient les saluer à tour de rôle, depuis le roi jusqu’au dernier notable et se servaient en cette occasion de leurs instruments musicaux .

Dans le cas où ce salut était adressé à un noble, ils n’utilisaient cependant pas les lambbe, les dioundioung, ni les gorang royaux, les lambbe étant exclusivement réservés aux usages solennels et la peau des autres tams-tams royaux n’étant frappée que pour les rois.

Dans ce cas,les Fara-Lambbe, les Fara- Dioundioung et les Fara-Gorang royaux rendaient ce salut par de simples chants.

Les badolo qui n’avaient pas un prince ou un noble parmi eux ne pouvaient se faire battre le gadialdé sans s’exposer à des peines rigoureuses, sauf s’ils étaient exposés à une attaque.

De même ,leurs femmes ne pouvaient se faire battre le N’Diagabare.

Ces infractions entravaient de fortes amendes.

Les femmes badolo ne pouvaient, sous les mêmes peines, en sus de la confiscation porter des bracelets en or.

Diawdine Amadou Bakhaw Diaw Lamane du Waalon

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