À Richard-Toll, le manque d’actes d’état civil reste un problème pour de nombreuses familles. Des élèves se retrouvent encore bloqués au moment des examens, faute d’extrait de naissance.
La rencontre s’est tenue à la salle API, en présence de délégués de quartier, d’imams, de commerçants, d’acteurs locaux et des Badiene Gox. Les échanges ont surtout porté sur l’importance de déclarer les naissances dans les délais, mais aussi les mariages, les décès et les divorces.
Ibrahima Diamanka, coordonnateur de la Maison de Justice de Richard-Toll, a attiré l’attention sur la situation de certains enfants du département de Dagana. Faute d’acte de naissance, certains rencontrent des difficultés au moment de l’entrée en sixième. Pour lui, la sensibilisation doit être renforcée afin que les familles prennent l’habitude de déclarer les naissances à temps.
Fatou Niang, présidente du réseau des Badiene Gox de Richard-Toll, partage ce constat. Elle insiste sur la nécessité de mieux informer les parents, notamment dans les quartiers, pour éviter que les démarches ne soient engagées qu’au moment où l’enfant doit passer un examen.
De son côté, Ndeye Diop, adjointe au maire de Richard-Toll, appelle à un véritable changement de comportement. Elle rappelle que l’acte d’état civil est indispensable pour préserver les droits de l’enfant et lui permettre de poursuivre normalement son parcours scolaire.
À travers cette rencontre, les différents acteurs ont donc appelé à une mobilisation collective pour améliorer les déclarations d’état civil dans la commune.







