À l’approche des grandes fêtes religieuses, l’intersyndicale de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) rassure les consommateurs sur la disponibilité du sucre. En même temps, les travailleurs appellent les autorités à mieux encadrer les importations pour éviter une nouvelle mévente et protéger les emplois liés à la filière.
Après une tournée d’inspection des stocks, l’intersyndicale de la CSS, qui regroupe onze organisations syndicales, a fait le point sur la situation du marché du sucre. Les représentants des travailleurs assurent que les réserves disponibles permettent de couvrir les besoins du pays, notamment à l’occasion du Magal de Touba, du Gamou et de l’Assomption.
Ils rappellent également que la campagne sucrière 2025-2026 s’est achevée avec une production de plus de 140 000 tonnes de sucre, portée par les investissements réalisés dans l’outil industriel et dans le secteur agricole.
Mais au-delà de cette disponibilité annoncée, l’intersyndicale attire l’attention des autorités sur la gestion des importations. Elle demande au ministre de l’Industrie et du Commerce de limiter les volumes importés aux besoins réels de l’intercampagne, estimés à 60 000 tonnes.
Les travailleurs dénoncent par ailleurs la distribution abusive des DIPA, estimant qu’une arrivée excessive de sucre importé pourrait entraîner une nouvelle accumulation des stocks et une situation de mévente, comme celle connue en 2025.
Selon eux, cette précédente crise a eu des répercussions importantes sur l’entreprise et sur les employés. Plusieurs travailleurs saisonniers avaient dû attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de reprendre leurs activités, avec des conséquences difficiles pour de nombreuses familles.
À travers cette sortie, l’intersyndicale appelle donc à une meilleure régulation du marché afin de préserver l’outil de production, sécuriser les emplois et accompagner durablement la filière sucrière nationale.







