À Mbane, dans le département de Dagana, les habitants de plusieurs villages se mobilisent contre l’attribution d’un projet foncier de 1 000 hectares au profit d’une société privée. Ils considèrent cette décision excessive et dénoncent le risque qu’elle représente pour les terres communautaires et l’équilibre social de la zone.
Les contestataires rappellent que la commune de Mbane n’appartient ni aux autorités municipales ni aux chefs de village, mais à l’ensemble des populations qui y vivent. Pour eux, toute décision concernant le foncier doit être prise dans la transparence, de manière inclusive et en respectant l’intérêt général. Plusieurs villages, dont Pathébadio, Bardial 1 et 2, Alahindi, Keur Yer, Ourou Pathébadio, Demba Thiani, Gade, Bouguel Ngalgou et Amodou Moussa Samangoura, seraient directement impactés par cette attribution foncière.
Les habitants soulignent qu’une première demande similaire avait déjà été formulée auparavant par une autre société, et que la répétition d’un projet comparable est préoccupante. Ils affirment que cette situation nécessite une intervention urgente de l’État pour protéger les terres et les droits des communautés locales.
Face à ce qu’ils qualifient de menace sur leurs terres, les populations disent « non » au projet et interpellent directement le Président de la République et le Premier ministre du Sénégal. Elles demandent à ce que des mesures soient prises pour stopper cette attribution jugée préjudiciable et garantir une gestion équitable du foncier communal.
Les habitants appellent également les autorités locales, notamment les maires et les conseils municipaux, à rappeler que la gestion du foncier doit se faire de manière transparente, concertée et respectueuse des droits des communautés. Ils préviennent que leur mobilisation se poursuivra tant qu’une solution durable et juste ne sera pas trouvée.






