À Dagana, les producteurs de riz expriment leur colère face à la mévente persistante de leurs récoltes, alors que des stocks importants, estimés à plus de 80 000 tonnes, restent invendus. Le ministre du Commerce est accusé de ne pas avoir respecté les engagements pris par le président de la République visant à limiter les importations et soutenir la filière locale.
Les agriculteurs de la vallée du fleuve Sénégal dénoncent la distribution des DIPA (droits d’importation préférentiels) à des importateurs dans des conditions jugées opaques, ce qui bloque la commercialisation du riz local et fragilise la filière. Comme l’affirme Baba Diallo, producteur de riz : « On ne demande pas d’argent, mais de créer des conditions normales pour qu’on puisse vendre notre riz. »
Ils rappellent que leur objectif n’est pas de recevoir des subventions, mais de bénéficier de conditions équitables pour vendre leur riz, comme cela a été fait pour l’oignon ou la pomme de terre.
Face à cette crise, les producteurs appellent le gouvernement à agir rapidement et à mettre en place une stratégie claire pour protéger la production nationale, valoriser le travail des agriculteurs locaux et assurer l’approvisionnement du pays en riz sénégalais de qualité.






